browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

« Filles d’aujourd’hui, enfants de la forme, nous aimons rire et danser… »

Posted by on 12 avril 2012

« Filles d’aujourd’hui, enfants de la forme, nous aimons rire et danser… Vienne Minuit, quand d’autres s’endorment, nous devenons pour la nuit… trois vives panthère qui en un éclair savent bondir sans un bruit… Sœurs et solidaire sur terre ou en l’air, relevant tous les défis… »
Quel homme n’a jamais fantasmé sur les courbes de ces 3 jeunes femmes en collants moulants qui volent des œuvres d’art la nuit, et tiennent un café le jour? Je parle bien sur des héroïnes de « Cat’s Eye »!

« Cat’s Eye » est la première œuvre majeure de Tsukasa HOJO, né en 1959 à Kokura. La série est créée en 1981, mais c’est en 1982 que le premier volume sort au Japon, suivi l’année suivante de l’adaptation animée, connue en France pour son générique entrainant!
Le manga se compose à l’origine 18 volumes, sortis de 1982 à 1985, et plusieurs rééditions ont vu le jour, jusqu’à l’édition « Perfect » sortie en 2005, composée de 15 volumes et comportant des chapitres entiers en quadrichromie (c’est à dire avec 4 couleurs seulement). La série animée, elle, se découpe en 2 saisons pour un total de 73 épisodes.

« Cat’s Eye », c’est l’histoire de 3 sœurs : Tam, Alex et Cylia dans la version française, Hitomi, Aï et Rui dans la version japonaise. Ces 3 jeunes demoiselles sont les filles d’un célèbre peintre allemand disparus une quinzaine d’années auparavant, juste après la naissance de la petite dernière, Aï. La disparition de leur père leur semble mystérieuse le jour où elles découvrent qu’une organisation mafieuse appelé « Cranaff » rend publiques en son nom des œuvres de leur père. Elles décident alors de s’emparer de toutes les œuvres de leur père, pensant que celles-ci contiennent des informations sur sa disparition. Cependant, difficile d’obtenir de l’organisation la restitution de ces biens. Pour nos héroïnes, une seule solution : s’en emparer par la force, autrement dit les voler. Nos 3 jeunes femmes vont alors devenir un groupe de voleuses de nuit et se faire appeler « Cat’s Eye » et prévenant de leurs futurs méfaits (on comprendra le but de cette manœuvre plus tard dans l’histoire), tout en étant de jour de gentilles tenancières d’un café portant le même nom. Ajoutons le fait que le commissariat en charge de capturer « Cat’s Eye » se situe en face du café tenu par nos héroïnes, et qu’en prime, Quentin, l’inspecteur en chef, est le petit ami de Tam, et nous avons là le parfait comique de situation pour une série. Le jeu du chat et de la souris peut commencer!

« Cat’s Eye » est, comme je l’ai dit, le premier titre majeur de Tsukasa HOJO (il avait réalisé un one-shot auparavant). Le succès de la série fut absolument retentissant, que ce soit au Japon ou en France. Il faut dire que les personnages sont extrêmement attachants, que les relations entre Tam et son inspecteur de petit ami sont touchantes autant qu’amusantes et dangereuses (qu’arriverait-il si Quentin l’amoureux découvrait que sa chère et tendre était la cible de Quentin l’inspecteur?), et que la chasse au trésor pour retrouver le père des héroïnes est captivante. Suite au succès de « Cat’s Eye », Tsukasa HOJO crée une nouvelle série dans le même univers, série qui sera le point culminant de sa carrière (et sa plus longue série à ce jour), j’ai nommé « City Hunter », dont la version animée est arrivée chez nous (avec un nombre de scènes censurées dépassant l’entendement) sous le nom de « Nicky Larson » (la série fera probablement l’objet d’une future chronique).

Si le manga va au bout de la trame principale, à savoir l’explication sur la disparition du père des 3 voleuses (malgré une fin de l’histoire un peu bancale, il faut l’avouer), la série animée nous laisse en plan au beau milieu de l’aventure. En effet, l’épisode 73 ne clôt absolument pas la série, et c’est fort regrettable. Cependant, il sera dommage de passer à coté des épisodes, tant l’animation et la bande son sont agréables.

En France, le nom de la série a été légèrement écorché, offrant un « s » final à « Cat’s Eye », soulignant là le manque de connaissance des traducteurs quant à l’origine du nom (« Cat’s Eye » signifiant « Oeil de chat », du nom de la pierre précieuse dont le reflet à travers la lumière fait penser à l’oeil du félin).

« Cat’s Eye » en France, c’est donc le manga sorti aux éditions Tonkam de 1998 à 2000 dans un format inédit, puisqu’il condense en poche les 18 volumes japonais en 10 volumes plus épais. Les droits de cette édition ont été perdus par Tonkam, et c’est Panini Comics qui les a récupérés (dans le but d’éditer tous les titres de HOJO) pour nous offrir entre 2008 et 2010 les 15 volumes de la version « Perfect ». La série animée « Cat’s Eyes » est aussi disponible en France, dans une version de 3 coffrets classiques contenant uniquement la VF, ou de 2 coffrets collectors offrant en plus la VOSTF ainsi que les génériques japonais.

Thibault R.

Commentaires fermés